Qu’est-ce que le congé mobilité ?
Il s’agit d’un dispositif proposé par l’employeur à un ou plusieurs de ses salariés.
Il revêt des objectifs différents pour chacune des parties :
Cependant, toutes les entreprises ne peuvent pas proposer ce type de congé. En effet, pour mettre en place un congé de mobilité, les employeurs doivent avoir conclu :
- Soit un accord sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)
- Soit un accord de rupture conventionnelle collective (RCC) qui en prévoit le principe
Si le congé de mobilité est mis en place dans le cadre d’une RCC, aucune condition d’effectif ne s’applique. En revanche, dans le cadre d’une GPEC, seules « les entreprises d’au moins 300 salariés ou de dimension communautaire comportant un établissement d’au moins 150 salariés en France » peuvent y recourir.
Ainsi, un employeur ne peut le mettre en place que dans le cadre d’un accord collectif, sachant que c’est cet accord lui-même qui fixe les conditions requises pour en bénéficier (conditions d’ancienneté, catégorie de poste, statut, etc.).
Comment se déroule un congé de mobilité ?
C’est l’accord collectif de l’entreprise qui fixe les modalités d’application du congé de mobilité : durée du congé, conditions d’accès pour chaque salarié de l’entreprise, organisation des périodes de travail, niveau de rémunération au cours du congé, etc.
Toutefois, quelques règles communes s’appliquent dans tous les cas :
Le congé de mobilité est-il rémunéré ?
Il s’agit d’un dispositif ouvrant droit à rémunération.
Ainsi, durant toute la durée du congé, le salarié continue à percevoir son salaire habituel.
Par ailleurs, si la durée du congé de mobilité dépasse celle du préavis que le salarié aurait dû respecter, c’est l’accord collectif applicable dans l’entreprise qui fixe la rémunération, sachant qu’elle ne peut être inférieure à :
- 65 % de la rémunération brute moyenne des 12 derniers mois
- 1308,51 euros par mois
La rémunération perçue pendant ce congé est exonérée de cotisations sociales durant les 12 premiers mois du congé. En revanche, elle reste soumise à la CSG et à la CRDS.
Enfin, sachez que tout salarié qui n’a pas retrouvé un emploi à l’issue de son congé de mobilité a le droit de percevoir le chômage, sous réserve de remplir toutes les conditions relatives au versement des ARE.
|SEP|👦 Quels sont les avantages du congé de mobilité pour le salarié ?|=|Ce dispositif permet aux salariés de bénéficier d’un accompagnement en vue d’un futur reclassement Lire la suite
|SEP| 💬 Un salarié est-il obligé d’accepter un congé de reclassement ?|=|Non, un salarié a le droit de refuser Lire la suite
|SEP|💰 Est-on payé durant un congé de mobilité ?|=|Oui, un salarié continue de percevoir son salaire habituel avec ce dispositif Lire la suite
Crédit photo : © Prostock-studio / Adobe
Dans certaines entreprises, les salariés peuvent bénéficier d’un congé de mobilité. Ce dispositif particulier créé en 2006 avait pour objectif initial d’encourager les salariés à évoluer ou se reconvertir professionnellement dans le cadre d’une GPEC. Avec la crise économique, les entreprises ont finalement pris l’habitude de recourir à ce congé lorsqu’elles souhaitent procéder à des réductions d’effectif.